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ville de vanves - Page 1563

  • LES 30 ANS DU THEATRE LE VANVES : 8 – DES CRITIQUES ET DES PROBLEMES

    Octobre 2012 est un mois anniversaire pour le théâtre Le Vanves qui célèbre ses 30 ans. C’est pourquoi le Blog Vanves Au Quotidien donne plusieurs petits coups de projecteurs sur ce théâtre et ses petits problèmes

     

    Malgré tous ces efforts, certains n’étaient pas content parmi quelques élus : Marcel Dambron se plaignait d’un rythme trop rapide des spectacles, « ce qui augmentait les frais de manière trop importante au regard du faible nombre de spectateurs ». Henri Stassen se plaignait de la diffusion de film en version originale sous titré. Mais la critique la plus récurrente – et c’est toujours le cas – était de privilégier le public parisien plutôt que vanvéen, de présenter des pièces ou des spectacles pour élites plutôt que grand public, de donner place à des artistes confirmés ou en voie de l’être plutôt que les amateurs…

    « Il suffit d’y aller. Il n’y a pas que des parisiens loin de là. J’y vais de temps en temps aujourd’hui. Et je suis très fier d’avoir  - même si au début c’était un public d’initiés, de parisiens – amené des vanvéens qui ont été étonné la première fois, et sont revenus. Il y a autant de vanvéens que de gens de l’extérieur, et même plus. Sur le plan régional, c’est une réussite, car  beaucoup de théâtre de quartier à Paris n’ont pas ce rythme. Et le cinéma d’art et d’essai reste d’une qualité étonnante. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour qu’il le soit et il l’est resté » répond Daniel Miguel Maréchal. Il a pu faire évoluer ce théâtre sur de petites choses, comme les éclairages notamment. Il a dû prendre rapidement un second technicien…

     

    Mais il n’a jamais pu élargir les murs : « Au début, je ne me plaignais pas des 200 places, mais à la fin, cela m’agaçait un peu parce qu’on refusait du monde, on mettait des chaises, des coussins sur les marches… » Il n’a pas utilisé la possibilité offerte par ces siéges rétractables comme c’est souvent le cas à Panopée « car c’était très lourd et cela prenait beaucoup de temps, plus d’une journée,  même avec une équipe technique importante. Nous avons fait fonctionné  ce théâtre pendant 15 ans pratiquement à une personne. Heureusement qu’il y avait avec  les services techniques de la ville,  une osmose parfaite, car lorsqu’on avait besoin d’un coup de main, ils étaient présent, alors qu’ils n’étaient pas apte à faire bouger la salle. Et il n’y avait pas de raisons de le faire car cette salle recevait des spectacles extérieurs, des manifestations associatives qui n’en avaient pas besoin » raconte t-il en reconnaissant avoir utiliser cette possibilité que pour l’inauguration. «  Après l’occasion ne s’est pas présentée, parce que faire du face à face avec un spectacle au milieu, c’est intéressant, c’était à la mode à l’époque, mais trop lourd à organiser. D’autant plus qu’on avait un certain rythme, du cinéma trois jours par semaine, du théâtre et des spectacles pas seulement pour une représentation, certains ayant été présenté  trois semaines d’affilé et d’autres  que nous avons repris ». A SUIVRE

  • 2 JOURS ET 22H DE DEBATS AVEC 222 AMENDEMENTS POUR LE MAIRE DE VANVES AU CONSEIL REGIONAL

    Le Maire de Vanves venait de sortir du conseil régional qui débattait du SDRIF (Schéma Directeur de la Région Ile de France) où il était le porte parole du groupe UDI,  lorsque le sénateur de Vanves s’installait à tanble aux Platanes pour regarder le débat François Fillon-Jean François Copé,  avec plus 25 élus et militants UMP autour de moules/frites. Son groupe s’est abstenu sur le SDRIF après une explication de vote donné par Bernard Gauducheau  ne cachant pas « avoir trouvé intéressant le niveau du débat, des échanges », espérant que la période qui s’ouvre de concertation et de consultation à l’occasion de l’enquête publique, donnera l’occasion à la Région de consulter les élus. Il n’a pas manqué » de faire part de son inquiétude « alors que tout le monde a parlé de gouvernance, d’autorité organisatrice du logement, de STIF et de SDIF….On ne sait plus où on est avec les SCRAE, PRA, PDU etc…Peut être allons-nous à l’inverse de ce que l’on recherche ».  

     

    2 jours de plénière,  soit 22 H de débat avec une pluie d’amendements – 377 – réduit à 222 grâce à 3 ou 4  amendements de l’Exécutif reprenant plus d’une cinquantaine de l’opposition, dont au moins un de l’UDI sur la nécessité d’engager une réflexion sérieuse, globale et innovante sur le Bd Périphérique.  « Une première, alors que généralement, la majorité vote contre pour les reprendre ensuite. Cela montre que l’opposition a un rôle d’alerte » constatait l’opposition UMP/UDI. Les conseillers régionaux se sont livrés à un double jeu consistant d’un côté à défendre son « bout de gras » en demandant d’obtenir une pastille d’urbanisation partielle ou de supprimer une pastille d’urbanisme préférentielle, donc des amendements à seule portée locale pour soutenir une municipalité ou à défendre des positions plus politique : Ration de construction de 5 logements pour 1 emploi dans les Hauts de Seine de Paris contre 1 logement/1 emploi dans les autres départements par exemple, quota de 30% de logements sociaux au lieu de 20%, Autorité organisatrice du logement (AOL)... défendu par la majorité de gauche.

     

     « Ce débat n’a pas été à la hauteur des enjeux du SDRIF qui est prescriptif, et engage l’Ile de France pour 30 ans. Les discussions concernent des aménagements très localisés à l’intérêt limité par rapport à l’aménagement général de la Région. On sent bien que c’est laborieux ! De surcroît la Région subit les atternoiements du gouvernement notamment sur le projet du Grand Paris. On vient d’apprendre que Jérôme Cahuzac, ministre du budget, a proposé de réduire les crédits à la SGP (Société du Grand Paris). Nous avons vraiment des craintes qui nous conduisent à être vigilants » confiait Bernard Gauducheau hier en fin d’après-midi, quelques heures avant le vote, et la fin de cette séance qu’il a suivit de bout en bout, en intervenant souvent sur de multiples questions soulevées par les amenements. Et notamment sur cette fameuse AOL : « La problématique du logement nese réglera pas par cette piste qui ne parait pas la meileure. Après des années de colloques, de débats, on n’a trouvé aucune solution, ni une méthodologie adaptée » a-t-il déclaré en ayant souvent défendu les maires et la commune, cellule de base de notre démocratie, contre une région qui a tendance à vouloir régenter les autres collectivités  comme l’accuse l’opposition.

  • LES 30 ANS DU THEATRE LE VANVES : 7 – DANIEL MIGUEL MARECHAL

    Octobre 2012 est un mois anniversaire pour le théâtre Le Vanves qui célèbre ses 30 ans. C’est pourquoi le Blog Vanves Au Quotidien donne plusieurs petits coups de projecteurs sur ce théâtre dont le premier directeur a été un homme de théâtre avec un passé prestigieux : Daniel Miguel Maréchal

     

    Il suffit de l’écouter parler  de toute cette période du TNP, de Jean Vilar, de Gérard Philipe, pour replonger dans l’histoire contemporaine du théâtre. Lorsqu’il est arrivé à Vanves, il n’avait qu’une envie : repartir. De surcroît, pas du tout pour mettre en place un théâtre, mais un Office de Concertation Sociale et Culturelle pour les associations avec le VAL (Vanves Animation Loisirs). Puis Gérard Orillard lui a confié le dossier de cette salle polyvalente. Il devait savoir ce qu’il faisait. Parce que Daniel Miguel Marchal, c’est le cours « Charles Dullin » au centre dramatique de la rue Blanche en 1951 « après une enfance du côté du Bordelais familial « où l’opérette provinciale et guindée le faisait palir de joie ».   

     

    Puis entre 1953 et 1971, le TNP avec Jean Vilar et tous ceux  qui ont vécu son épopée,  la Comédie de l’ouest (Rennes), la Comédie de l’Est (Strasbourg) avec Hubet Gignoux, Paris et des tournées comme comédien, assistant mise en scène, avec des pièces de Shakespeare, Racine, Giraudoux, Ionesco, Lorca …en 1959, puis metteur en scéne/interprête de pièces de Feydeau, Tchekov, Molnar. Il a ainsi travaillé avec Maurice Jacquemont, Jean Daste à la comédie de Saint Etienne, Georges Wilson au TNP Chaillot, comme assistant et comédien pour des pièces Gorki, Vercors, Dûrrematt, Osborn, Brecht.….

     

    « C’est un homme dans le théâtre et non de théâtre pour qui rien ne doit être méprisé ou laissé au hasard » écrit Patrick Souchon. « Le Théâtre c’est une affaire sérieuse, dira t-il, Molière et Brecht s’y côtoient en toute tranquillité. Son éclectisme, son sens réel de l’amitié, sa générosité, s’opposent à tout esprit de systéme, à tout sectarisme. Pour lui, il n’y a pas de genre mineur, de rôle mineur. Le Boulevard, parfois, modérément, le répertoire toujours, sont là pour nous faire rire et réfléchir. Et si un bon texte offre une multiplicité de lectures possibles, pourquoi se priver d’offrir au public une telle joie ». Pendant ses 18 ans passés à la tête de ce théâtre, il a su recréer une certaine ambiance TNT « Jean Vilar » et de théâtre populaire, tout en étant conscient des critiqus et des problémes, car ce n’est pas toujours simple d’animer un tel lieu culturel